lundi 21 juillet 2014

Astrapi n°819


Quelques petites images parues dans Astrapi n°819, du mois de Juillet.
Ça peu paraitre très décousu, vu comme ça, mais en vrai ça l'est beaucoup moins!













































mardi 10 juin 2014

MASQUE






































Masque réalisé en papier et structure en fer.
Mes inspirations pour réaliser cette tête de monstre -rose-immonde-aux-yeux-globuleux:

ATTENTION! les images suivantes peuvent heurter la sensibilité des personnes globophobes*
*GLOBOPHOBIE: peur irrationnelle des yeux globuleux


W. Lee Wilder,  Killers from space, 1944.



Phillips Judge, Typhon dwellers of the sea, Weird comics n°2, 1940, p.63.



Et mon préféré: Roger Corman, Creature from the hunted sea, 1961.




mercredi 23 avril 2014

mercredi 16 avril 2014

mardi 15 avril 2014

vendredi 11 avril 2014

LA MOUCHE



McLean (Etats-Unis) Janvier 1956

Dans le milieu on l’appelait « la mouche ». Elle était considérée comme la meilleure espionne en cette terrible période de guerre froide. McCarthy lui avait même décerné une médaille, en échange de services rendus à la patrie. Elle avait notamment subtilisé des plans de sous marins russes, participé à l’arrestation d’agents doubles infiltrés au FBI,  réduit à néant les effectifs du KGB à Moscou, et démantelé un réseau de trafic d’uranium appauvrit au Kazakhstan destiné à détruire cette « planète capitaliste » .

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« La mouche » avait pour mission de subtiliser les plans secrets défense du sous-marin Foxtrot, premier submersible armé de missiles de croisière.
La conception des sous-marins était assurée par les bureaux d’études de Mourmansk.

Mourmansk (URSS), Février 1956

La nuit s’était abattue sur Mourmansk, la neige et le vent s’engouffrait partout.
A l’entrée du bureau d’étude, bâtiment imposant et froid,  un groupe de soldats faisaient leur tour de garde, engoncés dans leurs chapkas et leurs épais manteaux de laine. Trop occupés à lutter contre le vent et la neige qui leur rentraient dans les yeux, les soldats ne remarquèrent pas l’ombre frêle  de l’espionne se glisser dans la propriété.
« La mouche » s’immisça sans peine dans les bâtiments de béton. Un couloir étroit et sombre menait à d’innombrables portes grises. Elle avait en mémoire le plan du bâtiment dans ses moindres détails. Le silence était pesant. On entendait une mouche voler.
La mouche scrutait la porte qui pourrait délivrer les précieux renseignements quand un bruit vint rompre sa solitude. Quelqu’un était dans le bureau d’étude ! Elle n’était pas seule !
Prise au dépourvu, elle s’engouffra dans la première pièce venue. « Sûrement un homme corpulent » pensa elle,  en analysant le pas lourd et pesant des chaussures traînant sur le linoléum. Effectivement, des pas résonnaient dans le couloir, puis s’éloignèrent dans un claquement de porte. Et à nouveau le silence.
La pièce croulait sous les dossiers, entassés sur des étagères, la plupart classés secrets défense.
L’espionne n’eut qu’à  subtiliser le dossier « Projet Foxtrot 641», et, une fois la mission accomplie, s’enfuir discrètement dans la nuit.

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Le FBI soupçonnait depuis peu l’existence d’un réseau d’agents doubles au sein même de leur service, à Washington. « La mouche », avait pour mission de les démasquer.
Elle avait donné rendez vous a Wilhelm Fischer (chef du réseau d'espionnage supposé) au Perkins hôtel, à l’angle de la 5eme avenue. En effet, l’homme y logeait depuis quelques jours, dans la chambre 502.

Washington (Etats-Unis), Mars 1956

« La mouche »  avait réussit à rentrer sans effraction dans la chambre d’hôtel.
La pièce était vaste et lumineuse, un papier peint à motif crème au mur, et un grand miroir légèrement moucheté  par le temps trônait au dessus d’un lit immense. Un peu partout sur le sol, trônaient des piles de dossiers. L’espionne avait découvert de nombreux éléments   qui confirmait la thèse  du traître : stylos contenants des microfilms, montre dissimulant un microphone,  documents classés confidentiels …
La totalité des informations que possédait Fischer étaient en lien étroit avec des recherches américaines récentes portant sur l’armement bactériologique.
La porte s’ouvrit brusquement au moment même ou elle allait s’enfuir…
Lorsqu’il entra dans sa chambre d’hôtel, Wilhelm Fischer  fut surpris par la vue d’une grande blonde  au regard de glace qui l’attendait, allongée sur son lit.  Elle agita seulement ses long cils argentés : une mouche s’était posée sur son visage…
Elle le salua en russe, il lui répondit dans sa langue.
La jeune femme se leva. Fischer lui tendit une lettre de papier rose. En guise de remerciement, elle l’embrassa dans le cou,  et quitta la chambre sans se retourner.
Grâce à son flaire légendaire,  la mission de« la mouche » fut couronnée de succès.
 L’homme, et tout son réseau d’espions fut condamné a perpétuité pour collaboration avec l’ennemi, haute trahison et incitation au crime contre l’humanité par le gouvernement américain.


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La  mission devait avoir lieu en plein cœur de Moscou ; un rendez vous incognito avec un informateur peu scrupuleux du KGB.

Moscou (URSS), Juin 1956

Un demi heure déjà qu’il attendait dans ce bar miteux de la rue Tverskaya. Une mouche zigzaguait. Il finit la lecture du quotidien Zavtra qui traînait sur la table. La mouche lui tournait autour, collante. Il jeta un regard à ses dossiers marqués d’un tampon rouge en soupirant. Il éloigna la mouche d’un geste brusque et commanda une autre vodka.
Et cette mouche qui revenait sans cesse. Exaspérant. D’un revers de la main, il l’écrasa sur la table en formica marron.
Après avoir payé ses consommations et récupéré ses dossiers, il sorti du bar.



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- Janvier 2012  -
  Histoire écrite dans le cadre d'un Workshop avec Bahiyyih Nakhjavani.

Vieille histoire qui mérite sans doute des modifications, puisque très largement pompée sur des romans d'espionnages et autres, mais c'est pas grave. Je repensais justement à cette histoire, car j'illustre en ce moment, entre autre, des gadjets d'espions...pour Astrapi!

mercredi 9 avril 2014

FOOT






































Jeannot avait définitivement saboté son avenir de footballeur professionnel, en arrivant à la compétition en sandales. Les sélectionneurs n'ont décidément aucun humour...